création

Badke(remix)

Amir Sabra & Ata Khatab
laGeste | Stereo48

'Ici, la danse n’est pas seulement un art ; c’est un acte de résistance politique et émotionnelle. C’est l’air qui s’infiltre par les fissures d’une maison mal isolée, nous rappelant que, malgré tout, l’envie de vivre l’emporte.'

Meritxell Barberá, directrice artistique - Festival 10Sentidos (2026)

'Il y a un lien entre tous les obstacles et la réussite ! Cela donne une âme à la matière et aussi aux esprits… Beaucoup de grandes œuvres d'art ont été créées sous pression.'

Ata Khatab

'Pendant une heure, nous dépeignons la vie, sa beauté, ses luttes et sa lourdeur. Et ce qui maintient tout cela ensemble, malgré notre fatigue et nos moments d'obscurité, c'est nous. C'est un voyage d'une heure où je ressens tant de force et de résistance, debout malgré toutes les forces qui tentent de nous faire taire.'

Dima Zahran

info production

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Un remix est une version modifiée d'un morceau musical existant. Badke(remix) revisite le spectacle de danse porté avec 10 danseurs palestiniens dans le monde entier entre 2013 et 2016 et créé par Koen Augustijnen, Rosalba Torres et Hildegard De Vuyst (production de KVS, les ballets C de la B en A. M. Qattan Foundation).
La réédition de Badke est désormais artistiquement entre les mains de Palestiniens, notamment d'Amir Sabra et d’Ata Khatab, et le spectacle est rebaptisé Badke(remix), production de laGeste et Stereo48.

Le titre est une inversion intentionnelle de la dabké, le nom d’une danse traditionnelle palestinienne et le point de départ de la performance. Issus de la dabke traditionnelle, de la danse contemporaine, du hip-hop, de la capoeira ou du cirque, les artistes palestiniens proposent une version contemporaine de cette danse traditionnellement réservée aux célébrations (de mariage). Badke(remix) exprime la joie de vivre et le désir de danser comme une forme de résistance.

Dans Badke(remix), une version contemporaine de la variante vernaculaire et non académique est pleinement choisie, une explosion de joie, une expression de vitalité qui parle de connexion, une affirmation d'appartenance à quelque part. Cette corporéité que les danseurs partagent est rare dans la danse contemporaine, plus souvent le reflet de l'individualité et la réflexion. Au cœur de la dabké « sociale » se niche une unicité que les danseurs palestiniens peuvent fièrement montrer au reste du monde.

Mais Badke(remix) n'est pas une quête d'une authenticité perdue. Les créateurs intègrent donc également la danse contemporaine ou le hip-hop à la dabke traditionnelle. Badke(remix) devient à la fois l’expression vitale d’une appartenance collective à un lieu et du désir de faire partie du monde. Quelle quantité d'informations contemporaines la dabke peut-elle tolérer ? Pouvons-nous donner une tournure différente à cette danse folklorique presque canonisée ? Dans quelle mesure la tradition peut-elle s’accommoder d’une certaine flexibilité ? Et comment remettre en question la danse folklorique sans effrayer les gens ? Telles sont les questions qui se posent.

Par ailleurs, sous l'occupation, la cohésion devient souvent compulsive alors que les tensions mutuelles s'enveniment ; le contrôle social est souvent paralysant pour les aspirations individuelles ; la profession de danseur n'est guère considérée comme étant supérieure à celle d'une prostituée (et il n'y en a pas !). Nous en aurions presque oublié la violence. Cette autre réalité vient percer la surface joyeuse de Badke, comme autant de rafales de vent froid qui s’engouffrent dans les interstices d'une maison mal isolée. Mais au bout du compte, une seule pensée prévaut : nous n'allons pas nous laisser faire. Nous danserons jusqu'à ce que nous tombions.

crédits

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chorégraphie Amir Sabra en Ata Khatab
danse & création
Abdallah Damra, Bresa Ayub, Dima Zahran, Hamza Damra, Marah Haj, Mohammed Al Tayeh, Rebecca Kaoud, Samer Raya, Shahd Jabarin, Jassi Murad/Maria Dally
également en tournée avec Misan Samara, Loor Amin Ghadir, Mohanad Shama
également dansé par
Rima Baransi (2025/2026)
soundtrack
Nasser Al-Fares, montage par Sam Serruys
assistant artistique
Abdallah Damra
son
Hanne Nuyttens / Bert Toulet
lumière
Ine Van Bortel / Gust De Coster
basé sur Badke 2013 par
Koen Augustijnen, Rosalba Torres Guerrero, Hildegard De Vuyst (produit par la KVS, les ballets C de la B, A. M. Qattan Foundation)
diffusion Morgan Van Kerrebrouck (laGeste)

production laGeste | Stereo48
coproduction
KVS | Viernulvier
en collaboration avec
Siamese Cie (Gloed vzw)
avec tous nos remerciements
aux hôtes de Gand et de Bruxelles Anne De Smet, Tine Maes, Griet Hoet, Ruth Bossier, Veerle en Bruno Campens, Wim De Temmerman, Sarah Hauspie, Philippe Brunain, Yves De Bruyckere, Iris De Groote, 10+11 Guest House, Sophie Warnant, Jacqueline Bollen, Tom Viane, Joris van Winckel, Catherine Richards, Sylvia Boulaert, Danielle Rousseau, Camille Matthys, Sandra Sara Raes Oklobdzija, Julie De Clercq en Ehsan Hemat
avec l'appui de
la ville de Gand, les autorités flamandes et la mesure Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Flanders Tax Shelter.

calendrier (64)

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ve 02.04.27

Arnhem (NL), Musis

di 04.04.27

Amersfoort (NL), Flint

actualités liées

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pratique

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durée 1h15 (sans entracte)
langage sans langue


en tournée
Si vous souhaitez programmer ce spectacle, contactez Morgan Van Kerrebrouck. Plus d'information ici.

photos

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dans la presse

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'L'effet indélébile d'une heure et demie de virtuosité étincelante exécutée dans un merveilleux mouvement, entremêlant danses traditionnelles et contemporaines : c'est la galvanisation d'une empathie et d'une unité inévitables avec le public, dans un amalgame d'une passion partagée pour la résistance à l'oppression et d'un désir partagé de donner un Dabkeh (coup de pied) à l'avidité de la tyrannie ; reflété dans l'ovation debout d'un public transporté par le message d'un chef d'œuvre de résistance.'

'Badke(remix) est un spectacle magnifique parce que sa technicité ne cherche pas simplement à impressionner, mais elle transmet quelque chose de rare. Une culture peut se réinventer sans disparaître, un collectif peut célébrer ses différences et la joie elle-même peut devenir une affirmation de vie.
On entre dans le noir en écoutant des pieds frapper le sol, on ressort avec leurs rythmes encore dans le corps et surtout, un immense sourire sur le visage d'avoir partagé un vrai moment merveilleux.'

'On comprend que face à la mort, à la faim, à la folie humaine, il reste le geste : bouger, danser, sortir de l'apathie. Voilà ce que les danseurs donnent à voir, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à contaminer le public de leur fougue. « Foug, foug, dima la foug » plus haut, toujours plus haut.'

plus de presse

bio

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extra

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entretien avec Ata Khatab et Rebecca Kaoud dans BRUZZ (10.06.25)

article dans PZAZZ par Jasper Delva (11.06.2025)

article dans Etcetera par Aïcha Mouhamou (23.06.2025)

entretien avec Amir Sabra à la radio Carrefour du Maghreb (25.0.25)

entretien avec Amir Sabra, Maraj Haj et Hamza Damra à RTVE à partir de '18''50 - la télé nationale d'Espagne (26.05.2026)

entretien avec Hamza Damra et Maraj Haj à A Punt - la télé régional, Valencia (26.05.2026)

interview avec Amir Sabra (mai 2026)

interview avec Ata Khatab et Amir Sabra (juin 2026)