création

Badke(remix)

Amir Sabra & Ata Khatab
laGeste | Stereo48

'Il y a un lien entre tous les obstacles et la réussite ! Cela donne une âme à la matière et aussi aux esprits… Beaucoup de grandes œuvres d'art ont été créées sous pression.'

Ata Khatab

'Pendant une heure, nous dépeignons la vie, sa beauté, ses luttes et sa lourdeur. Et ce qui maintient tout cela ensemble, malgré notre fatigue et nos moments d'obscurité, c'est nous. C'est un voyage d'une heure où je ressens tant de force et de résistance, debout malgré toutes les forces qui tentent de nous faire taire.'

Dima Zahran

info production

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Un remix est une version modifiée d'un morceau musical existant. Badke(remix) revisite le spectacle de danse porté avec 10 danseurs palestiniens dans le monde entier entre 2013 et 2016 et créé par Koen Augustijnen, Rosalba Torres et Hildegard De Vuyst. La réédition de Badke est désormais artistiquement entre les mains de Palestiniens, notamment d'Amir Sabra et d’Ata Khatab, et le spectacle est rebaptisé Badke(remix).

Le titre est une inversion intentionnelle de la dabké, le nom d’une danse traditionnelle palestinienne et le point de départ de la performance. Issus de la dabke traditionnelle, de la danse contemporaine, du hip-hop, de la capoeira ou du cirque, les artistes palestiniens proposent une version contemporaine de cette danse traditionnellement réservée aux célébrations (de mariage). Badke(remix) exprime la joie de vivre et le désir de danser comme une forme de résistance.

Dans Badke(remix), une version contemporaine de la variante vernaculaire et non académique est pleinement choisie, une explosion de joie, une expression de vitalité qui parle de connexion, une affirmation d'appartenance à quelque part. Cette corporéité que les danseurs partagent est rare dans la danse contemporaine, plus souvent le reflet de l'individualité et la réflexion. Au cœur de la dabké « sociale » se niche une unicité que les danseurs palestiniens peuvent fièrement montrer au reste du monde.

Mais Badke(remix) n'est pas une quête d'une authenticité perdue. Les créateurs intègrent donc également la danse contemporaine ou le hip-hop à la dabke traditionnelle. Badke(remix) devient à la fois l’expression vitale d’une appartenance collective à un lieu et du désir de faire partie du monde. Quelle quantité d'informations contemporaines la dabke peut-elle tolérer ? Pouvons-nous donner une tournure différente à cette danse folklorique presque canonisée ? Dans quelle mesure la tradition peut-elle s’accommoder d’une certaine flexibilité ? Et comment remettre en question la danse folklorique sans effrayer les gens ? Telles sont les questions qui se posent.

Par ailleurs, sous l'occupation, la cohésion devient souvent compulsive alors que les tensions mutuelles s'enveniment ; le contrôle social est souvent paralysant pour les aspirations individuelles ; la profession de danseur n'est guère considérée comme étant supérieure à celle d'une prostituée (et il n'y en a pas !). Nous en aurions presque oublié la violence. Cette autre réalité vient percer la surface joyeuse de Badke, comme autant de rafales de vent froid qui s’engouffrent dans les interstices d'une maison mal isolée. Mais au bout du compte, une seule pensée prévaut : nous n'allons pas nous laisser faire. Nous danserons jusqu'à ce que nous tombions.

crédits

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chorégraphie Amir Sabra en Ata Khatab
danse & création
Abdallah Damra, Bresa Ayub, Dima Zahran, Hamza Damra, Marah Haj, Mohammed Al Tayeh, Rebecca Kaoud, Rima Baransi, Samer Raya, Shahd Jabarin, Jassi Murad (doublure)
soundtrack Nasser Al-Fares, montage par Sam Serruys
assistant artistique
Abdallah Damra
son
Hanne Nuyttens
lumière
Ine Van Bortel
basé sur Badke 2013 par
Koen Augustijnen, Rosalba Torres Guerrero, Hildegard De Vuyst
diffusion Morgan Verhelle (laGeste)

production laGeste | Stereo48
coproduction
KVS | Viernulvier
en collaboration avec
Siamese Cie (Gloed vzw)
avec tous nos remerciements
aux hôtes de Gand et de Bruxelles Anne De Smet, Tine Maes, Griet Hoet, Ruth Bossier, Veerle en Bruno Campens, Wim De Temmerman, Sarah Hauspie, Philippe Brunain, Yves De Bruyckere, Iris De Groote, 10+11 Guest House, Sophie Warnant, Jacqueline Bollen, Tom Viane, Joris van Winckel, Catherine Richards, Sylvia Boulaert, Danielle Rousseau, Camille Matthys, Sandra Sara Raes Oklobdzija, Julie De Clercq en Ehsan Hemat
avec l'appui de
la ville de Gand, les autorités flamandes et la mesure Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Flanders Tax Shelter.

calendrier (16)

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ve 22.05.26

Bobigny (FR), MC93

sa 23.05.26

Bobigny (FR), MC93

actualités liées

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pratique

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durée 1h15 (sans entracte)
langage sans langue


en tournée
Si vous souhaitez programmer ce spectacle, contactez Morgan. Plus d'information ici.

photos

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dans la presse

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'Badke(remix) n’est pas un spectacle qu’nous regardons paisiblement pour en faire ensuite l’analyse. Qui regarde ressent le pouls, la répétition, l’essoufflement. Il est difficile de ne pas se laisser emporter.'

'On assiste comme à une fête de mariage où les dix excellents danseurs, d'un engagement total, s'emparent de cette danse avec une folle d'énergie et une joie conatgieuse. Celle d'être ensembe, de sauter, bouger, de vouloir partager ce plaisir tout en montrant le besion palestinien de faire partie du monde.'

'Les dix danseurs se mouvent avec une physicalité brute et implacable, tout en restant en harmonie avec le collectif. Ils échangent un dialogue chorégraphique où défi et soutien s’alternent sans effort, générant une dynamique constante d’énergie et de tension. ... C’est un rappel physique de ce que la danse peut être : survivre en mouvement, un battement de cœur collectif qui refuse de s’arrêter.'

bio

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extra

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entretien avec Ata Khatab et Rebecca Kaoud dans BRUZZ (10.06.25)

article dans PZAZZ par Jasper Delva (11.06.2025)

article dans Etcetera par Aïcha Mouhamou (23.06.2025)

entretien avec Amir Sabra à la radio Carrefour du Maghreb (25.0.25)